Régimes totalitaires

Les régimes totalitaires
Genèse
Points communs
Spécificités
Les totalitarismes face aux démocraties
Le régime nazi

Comment une idéologie peut-elle séduire et contraindre une population? Embrigadement et exclusion en Allemagne nazie

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Grandir en Allemagne nazie________________________________

L'idée d’Hitler d'une « association de toute la nation » me fascinait. J'imaginais que cela ferait de ce monde un paradis où toutes les classes vivraient ensemble comme les membres d'une même famille. Je ne pensais pas alors que quantité de gens seraient exclus de ce paradis - les Juifs, les socialistes, les infirmes de naissance.

En mars 1933, et contre le vœu de mes parents, j'adhérai secrètement à la Hitler Jugend (Jeunesse hitlérienne).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vivions enfin délivrés de l'éternelle tutelle des adultes. Nous étions tous des jeunes responsables de nos actes. Je devins « journaliste », chargée de rendre compte dans la presse locale des activités de notre groupe.

J'eus le sentiment de participer à l'édification de l'Allemagne national-socialiste.

 

Mes parents cessèrent peu à peu de s'opposera ma présence au sein de la H.J. :

la réussite de Hitler commençait à modifier leur opinion.

  • Le nombre des chômeurs diminuait.

  • Tout le monde pouvait constater que Hitler avait rétabli l'ordre.

  • Il nous débarrassait de la « clique juive de la République de Weimar».

  • Il avait quitté « la méprisable S.D.N. », repris la Sarre, etc.

Les Allemands commençaient à relever la tête !

L'Allemagne n'était plus un jouet entre les mains de ses ennemis. [...]

Entre-temps je continuais mes études tout en consacrant à la H.J. tous mes instants de liberté. La vision d'un «plus grand empire allemand» m'obsédait. Il fallait jadis des générations pour édifier un empire. Nous voulions construire le nôtre en un clin d'œil. Je ne m'accordais donc pas un instant de repos.

 

Après mon examen de fin d'études, je fus envoyée pour mon temps de service civil dans un camp de Prusse-Orien­tale. Cette période fut la plus insouciante de ma vie. Pour la moisson, nous travaillâmes plus de quinze heures par jour. J'étais parfois si fatiguée que je tenais à peine debout. Mais j'étais heureuse parce que je me sentais utile. Il y avait parmi nous des paysannes, des étudiantes, des coiffeuses, des domestiques, des employées. L'entente qui régnait dans notre camp constituait un parfait modèle réduit du « rassemblement du peuple allemand » de Hitler.

Je croyais que l'ambiance de ce camp annonçait celle du monde à l'avenir.

Après mon service civil, je devins responsable à plein temps des organisations de jeunesse. J'étais heureuse de n'avoir plus à sacrifier la H. J. à ma scolarité. Pendant les deux ans qui précédèrent la guerre, la réalisation de nos rêves : l'édification d'une « Allemagne impériale », nous parut à portée de la main.

Le « retour » dans le sein de la mère patrie de l'Autriche et des Sudètes nous fit déborder d'enthousiasme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Melita MASCHMANN.je rends compte: un dossier sur ce que] étais, 1950, cité dans Historia La Seconde Guerre mondiale, Le troisième Reich, 1967

 

Melita Maschmann naît à Berlin en 1918. Elle adhère au B.D.M. (Bund Deutscher MudelJ, Ligue des jeunes filles allemandes, en 1933. De 1937 à 7947, e//e travaille pour le Service de presse B.D.M.,etest ensuite affectée à des camps de travail féminins en Pologne et en Allemagne.

 

 

Adolf Hitler, discours de Reichenberg, 2 décembre 1938.

 

Cette jeunesse doit apprendre uniquement à penser allemand et à agir en allemand. Quand ces jeunes garçons et ces jeunes filles entrent dans nos organisations à l'âge de dix ans, ils reçoivent et sentent un air frais, souvent pour la première fois : quatre ans après, ils passent de la Jungvolk1 à la Hitlerjugend  et là nous les tenons encore pour quatre ans. Et si, après avoir passé là encore deux ans ou deux ans et demi, ils ne sont pas encore devenus de vrais nationaux-socialistes, alors nous les soumettrons au service du travail obligatoire, afin qu'ils soient en six ou sept mois remodelés (...). Ainsi ils ne seront jamais plus libres pour toute la vie.

                                                               Adolf Hitler, discours de Reichenberg, 2 décembre 1938.

1.            Jungvolk : « Jeune du peuple », de 10 à 14 ans.

2.            Hitlerjugend : « Jeunesses hitlériennes », de 14 à 18 ans

 

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sources France 2/Francetv info / Mondher Chemli /you tube

L'URSS de Staline