11 novembre 1918

La dernière bataille.

La Première Guerre mondiale : le « suicide de l'Europe » et la fin des empires européens

Partie 2

l'Histoire : l'armistice de 1918 / ARTE

Émission spéciale armistice de 1918

Il y a 100 ans jour pour jour, la Première Guerre mondiale trouvait son terme. Claire Doutriaux en profite pour nous emmener à Compiègne, là où l’armistice a été conclu le 11 novembre 1918.
auteure : Claire Doutriaux   réalisateur : Nicolas Cappan  assistante : Sophie Charlotte Laatsch

L’Europe au lendemain de la Première Guerre mondiale

La grippe espagnole(1918-1919)

En mars 1918, plusieurs cas de grippe mortelle sont détectés aux États-Unis, parmi les troupes en partance pour l’Europe. Après l’arrivée des Américains sur le front, la maladie se diffuse dans les rangs britanniques, allemands et français sans que les médecins ne parviennent à la stopper. En quelques semaines, elle s’étend aux populations civiles européennes, puis à l’ensemble de la planète.

Thème 4 | La Première Guerre mondiale : le « suicide de l'Europe » et la fin des empires européens.

Réalisé à partir de la fiche révision du livre

 

Sortir de la guerre : la tentative de construction d’un ordre des nations démocratiques

I. Le bilan humain et matériel de la guerre

1. Un conflit exceptionnellement meurtrier

Conflit très meurtrier pour les soldats avec près de 10 millions de morts ou disparus : Allemagne et Russie cumulent 4 millions de victimes.

 

 

Moins de civils touchés (quelques milliers d’habitants tués par les bombardements ou les troupes d’occupation) mais famines + génocide des Arméniens + guerre civile russe font plusieurs millions de victimes.

 

1918-1919 : la grippe espagnole, apparue au front, se diffuse en Europe puis dans le monde entier ➝ pandémie qui fait entre 25 et 40 millions de victimes.( voir préambule)

AU REVOIR LA HAUT Bande Annonce  Un film réalisé par Albert Dupontel avec Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Melanie Laurent /  25 octobre 2017 Genre :

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire...

2. Des séquelles physiques et psychologiques

Plus de 21 millions de blessés : victimes de gaz (aveugles ou souffrant de troubles respiratoires) + amputés + « ».

Des séquelles psychologiques : dépression, mutisme, tremblements, paralysie ➝ les psychiatres parlent d'obusite et jettent les bases de la recherche sur le stress post-traumatique.


En août 1914, éclatait le premier conflit mondial qui sera l'un des plus dévastateurs de l'histoire de l'humanité. Le sacrifice d'une génération entière aurait-il pu être évité ? Comment un conflit aussi cruel et total a-t-il été possible ? Comment les hommes et les femmes ont-ils pu supporter cette horreur pendant quatre longues années ? La série Apocalypse la 1ère Guerre mondiale répond à ces questions fondamentales par une approche stratégique et globale, mais aussi et surtout par un regard intime et sensible, à hauteur d'homme.

On pensait avoir tout vu de la Première guerre mondiale, n’avoir plus rien à dire sur la grande boucherie de 14-18. Ce documentaire ne parle ni des batailles ni de la vie quotidienne dans les tranchées ou à l’arrière, mais des conséquences psychiques de la guerre sur les soldats. Car la guerre ne fait pas que tuer ou blesser les corps. A l’image de l’histoire du poilu Deschamps, elle atteint aussi les âmes, elle traumatise, elle rend fou. réalisateurs : Jean-Yves Le Naour et Grégory Laville producteurs : ECPAD/Kilaohm productions diffuseurs : France 3, Planète film documentaire - 2014 - 52 min

 

3. Retour à la vie civile  pour les anciens combattants.

 

La guerre racontée.

 

 

 

 

 

 

 

Étude d'un document / cliquer sur le lien

 

 

3. Des paysages marqués par la guerre

Des paysages dévastés avec les champs de bataille (cratères, tranchées, galeries). En France, les terrains situés dans la sont sanctuarisés.

Les localités situées dans les zones de combat sont à reconstruire, notamment du fait des bombardements massifs (ex : Reims détruite à près de 60%).

 

Exploitation intensive des ressources naturelles durant le conflit : paysages marqués par la déforestation, importation massive de pétrole.

 

La guerre racontée.

Le témoignage d'un combattant

 

 

[...] Il faut nettoyer ça. Je revendique alors l'honneur de toucher un couteau à cran1 [...]. 

C'est à ça qu'aboutit toute cette immense machine de guerre.

Des femmes se crè­vent dans les usines.

Un peuple d'ouvriers trime à outrance au fond des mines[...].

Au fond des campagnes les paysans sèment et récoltent.

Des âmes prient.

Des chirurgiens opèrent.

Des financiers s'enrichissent.

Des marraines écrivent des lettres[...].

                                                                                                                         

                                                                     Blaise Cendrars  (1907)

 

Je palpe une froide vérité sommée d'une lame tran­chante . J'ai raison. Mon jeune passé spor­tif saura suffire.

Me voici les nerfs tendus, les muscles bandés, prêt à bondir dans la réalité.

J'ai bravé la torpille, le canon, les mines, le feu, les gaz, les mitrailleuses, toute la machinerie anonyme, démoniaque, systématique, aveugle.

Je vais braver l'homme. Mon semblable. Un signe. Œil pour œil, dent pour dent.

À nous deux maintenant. À coups de poing, à coups de couteau. Sans merci. Je saute sur mon antagoniste . Je lui porte un coup terrible. La tête est presque décol­lée. J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J'ai frappé le premier. J'ai le sens de la réalité, moi, poète. J'ai agi. J'ai tué. Comme celui qui veut vivre.

 

                                                                                               Blaise Cendrars, J'ai tué, Paris, 1919.

 

 

 

 

 

 

 

 

II. De la guerre à la paix (1919‑1923)

1. Négociations et traités de paix

1919, Conférence de la Paix :

les représentants des États vainqueurs se réunissent à Paris pour construire la paix.

Les négociateurs s’inspirent des "14 points » du président américain Wilson (1918) .

Les traités de paix :

28 juin 1919, traité de Versailles : règle le sort de l'Allemagne mais laisse des questions en suspens ;
24 juillet 1923, traité de Lausanne : qui aboutit à un ordre stable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Un ordre international recomposé

La fin des empires :

Allemagne / mise en place de la République de Weimar ( une période trouble et difficile s'ouvre pour le nouvel État  -1918- 1923)


Les empires multinationaux (Russie, Autriche-Hongrie, Empire ottoman) disparaissent territoires divisés en États‑nations indépendants (Pologne, Yougoslavie).

 

Des modification de frontières au profit des vainqueurs :

l'Allemagne perd 15% de son territoire (la France récupère l'Alsace-Moselle).

 

Des conditions sévères imposées à l'Allemagne : occupation de certains territoires par l'armée française, limitation des forces armées, versement de réparations à l'Entente.

Voir documents

 

3. La Société des Nations

Une institution internationale inédite instaurée par le traité de Versailles avec :

Une Assemblée générale qui se réunit annuellement ;
Un Conseil, dominé par les puissances de l'Entente, avec un rôle d'arbitre en cas de litige
Des commissions spécialisées (désarmement, réfugiés et apatrides, etc.) et un tribunal international.


➜ Objectifs : stabilité et paix entre les États.

Prise en charge des territoires contestés

Les possessions allemandes et ottomanes sont confiées à la France ou l'Angleterre sous forme de mandats ;
En Europe, des agglomérations reçoivent le statut de « ville libre ».

III. Le déclin de l'Europe

 

 

 

 

 

 

Le déclin de l'Europe au lendemain de la Grande Guerre

 

 

Consigne

Après avoir présenté le document, vous montrerez comment il témoigne de l'émergence d'une nouvelle hiérarchie des puissances au lendemain de la Première Guerre mondiale.

 

 

« Jusqu'ici c'était un fait élémentaire de géographie économique que l'Europe dominait un monde de toute la supériorité de sa haute et antique civilisation. Son influence et son prestige rayonnaient depuis des siècles jusqu'aux extrémités de la terre. Elle dénombrait avec fierté les pays qu'elle avait nourris de sa substance et façonnés à son image, les sociétés qu'elle avait contraintes à l'imiter et la servir.[...]

En précipitant l'essor de ces nouveaux venus, en provoquant l'appauvrissement des vertus productrices de l'Europe, en créant ainsi un profond déséquilibre entre eux et nous, la guerre n'a-t-elle pas ouvert pour notre vieux continent une crise d'hégémonie et d'expansion ? »

 

Albert Demangeon, Le Déclin de l'Europe, Payot, 1921   (cliquez)

 

Conseil

Pour répondre à la consigne, il faut commencer par lire attentivement le texte et en dégager les idées principales [...]